Tout comprendre sur le test de Sørensen et la santé du dos
Assessment of muscle strength in chronic low back pain patients: Comparison between isocinetic rehabilitation and conventional rehabilitation.
Karoui S, et al. Tunis Med. 2024.
Which Patients With Low Back Pain Benefit From Deadlift Training?
Berglund L, et al. J Strength Cond Res. 2015.
The effect of repeated flexion-based exercises versus extension-based exercises on the clinical outcomes of patients with lumbar disk herniation surgery: a randomized clinical trial.
Abdi A, et al. Neurol Res. 2023.
Low back pain frequency and the related risk factors in nurses and caregivers.
Yıldırım Kalabalık G, et al. Agri. 2024.
Le test de Sørensen (ou Biering-Sørensen test) est un outil standardisé utilisé en kinésithérapie et en recherche pour évaluer l’endurance isométrique des muscles extenseurs du tronc. Son objectif principal est de mesurer la capacité d’un individu à maintenir une posture statique sollicitant ces muscles, ce qui permet d’évaluer le risque de lombalgie ou l’efficacité d’un programme de rééducation.
Le protocole consiste à placer le patient en décubitus ventral sur une table, avec le bassin et les membres inférieurs fixés pour éviter toute compensation. Le tronc est positionné en porte-à-faux au niveau des crêtes iliaques, et le patient doit soulever son buste jusqu’à ce qu’il soit aligné horizontalement avec ses jambes. Il doit ensuite maintenir cette position le plus longtemps possible, sans compensation. Le test se termine lorsque le patient ne peut plus maintenir la posture (chute du tronc de plus de 10–15°) ou en cas de douleur intense. Le temps jusqu’à l’échec (TTF) est mesuré en secondes, avec des valeurs normales se situant généralement entre 100 et 200 secondes pour un adulte sain. Un TTF inférieur à 60 secondes peut indiquer un déficit d’endurance ou un risque accru de lombalgie.
La performance au test de Sørensen est influencée par des facteurs physiologiques, tels que la force des extenseurs du tronc, la masse corporelle (une masse élevée réduisant le TTF), et la fatigabilité musculaire. Chez les personnes souffrant de lombalgie chronique, des facteurs psychologiques jouent également un rôle important : la kinesiophobie (peur du mouvement) peut réduire le TTF, tandis qu’une auto-efficacité élevée (confiance en sa capacité à réussir) l’améliore.
Ce test est apprécié pour sa simplicité, son faible coût et sa reproductibilité. Il est largement utilisé en clinique pour le suivi des patients lombalgiques, ainsi qu’en recherche pour étudier les mécanismes de la douleur lombaire et l’efficacité des programmes de rééducation.
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